Nombre de bloggeurs : 028 au : 18/12/05 à : 09H30
L'HISTOIRE DES OVER-BLOGGEURS
La cloche vient de retentir...
Ils se dispersent comme une volée de moineaux, mais Jacky doit rester pour mettre certaines choses au clair... A cet instant son regard se pose sur un drôle d'oiseau aux plumes noires. Un corbeau aux yeux verts émeraude fixe Jacky étrangement... Jacky frissonne devant l'étrangeté de ce corbeau au regard humain. Une pensée fugace et absurde lui traverse l'esprit: "Cet oiseau veut me transmettre un message ! Mais comment puis je le décoder ?" Une voix douce mais ferme lui dit : "Jacky, tu as raison, j'ai bien un message à te transmettre, mais n'aies aucune crainte, nous pouvons communiquer." Jacky lève les yeux, regarde autour de lui mais il est seul, seul avec cet oiseau. A t'il rêvé ? Cette voix était-elle réelle ?...
Hésitant, il se leva et fit un signe amical. L'oiseau sombre prit son envol et se posa sur l'épaule de Jacky interloqué. Le corbeau balbutia :
"- Tu n'es pas seul à présent, je te propose grâce à un outil extraordinaire de communiquer avec la planète entière."
"- De quel outil parles-tu ?"
"- Tu as sans doute un ordinateur ?... Hé bien crée ton blog !"
"- Un blog ?... "
"- Cherche sur la toile, et essaie de dénicher l'histoire des over-blogeurs..."
Alice, qui n'est pas très loin, entend le croassement de l'oiseau noir, malgré son aspect un peu agressif, elle fait confiance à ses yeux verts, comme les siens, et dit :
"- Ah, comme j'aimerais moi aussi aller sur la toile, j'ai tant de choses à raconter."
"- Eh ! bien, raconte" croassa doucement l'oiseau.
"- Voilà, je me sens si seule, je voudrais des amis ou amies, les écouter, exister pour eux, qu'ils viennent me rendre visite, tu crois qu'ils vont venir ?"
"- Bien sûr ma belle !" Et le Corbeau saute sur l'épaule d'Alice
"- Tu sais, moi aussi je suis seul, on ne m'aime pas beaucoup, tu te rends compte que le Père Grander, fait de la soupe de corbeaux !"
"- Oh !" Gémit Alice "Le méchant homme !"
Giulietta cherchait Alice, mais elle trouve Jacky.
"- Raconte-moi une histoire... Justement le corbeau, au fait, comment t'appelles-tu ?
"- Diamant ?!!"
"- C'est un drôle de nom !"
"- Tu n'as jamais vu de diamant noir ?" Se moque Giulietta.
Diamant la remercie en la caressant de son bec.
Giulietta est un peu jalouse d'Alice
"- Moi je vais écrire un poème sur la toile" Et elle se mit à chantonner "......Je ne me souviens plus du nom de ces étoiles lasses dans le ciel,
depuis longtemps pour moi les cieux coupeurs de têtes sont morts.
le vent m'apporte parfois un bruit de pas sur les plages,
Avènement obscur d'un dernier feu."
"- C'est joli" dit gentiment Diamant. "- Mais ...qu'est-ce que ça veut dire ?"
Giulietta se fâche : "- Demande à Yves Bonnefoy, c'est lui qui l'a écrit, c'est un grand poète, ses cheveux sont aussi blancs que tu es noir !"
Diamant s'ébroue, virevolte, visiblement inquiet, une larme coule sur son plumage sombre et s'adresse à Alice et Giulietta :
"- Si le vent vous apporte un bruit de pas, n'entendez-vous pas les gémissements des bébés phoques que l'homme massacre ?"
Jacky colle son oreille sur le sol... Il se releve blême.
Diamant s'envole dans l'instant tout en leur criant :
" - Alors je m'en vais trouver, Yves le Poète !!!"
Giuilietta remarque qu'il prend la direction du sud...
"- Vers le sud, pourquoi part-il vers le sud ?" Lui demande Jubelle. "-"- C'est un oiseau de nos régions, il n'émigre pas. Mais au fait Jacky, qu'est-ce que tu as entendu l'oreille collée au sol ?"
"- C'était un bruit lointain et sourd, difficile à déterminer, mais le corbeau l'a entendu aussi" .
De nouveau comme un sioux il s'accroupit sur le sol et écoute...
"- C'est très net, de plus en plus net, des piétinements, des cris"
"- Qu'est-ce qu'ils disent ?!!"
"- Je crois....ils crient " Des oiseaux, tous ces oiseaux, ils ont cassé les vitres, ils ont tué Mr Primerose, ils ont aveuglé Melle l'institutrice, les oiseaux! les oiseaux d'Hitchkok!
"- Mais c'est un film; même un vieux film, tu crois que notre beau diamant...?"
"- Non, ce n'est pas possible, il voulait retrouver Yves ! Yves, parle-nous, qu'en penses-tu ?"
"- Etrange, cet oiseau qui était venu se poser hier, au rebord de cette même fenêtre..."
"- Oh Yves! comment était-il ?"
"- Il était multicolore, il était gris. Il avait des yeux de rapace, mais pour tête une eau calme où se reflétaient les nuées..."
"- C'est presque ça, c'est sûrement notre Diamant, mais vu par un poète."
Pendant ce temps, diamant vole toujours plus au sud, inlassablement...
En dessous de lui il voit un renard, tenant dans sa gueule un fromage...
Le corbeau nommé Diamant finit par se poser sur un batiment en béton. En regardant à travers une fenêtre, il est surpris d'apercevoir trois jeunes gens complètement ivres. Il s'agit de THE LLH, soviet-sig et Karlito. Les gémissements que Diamant avait pris pour ceux de bébés phoques provenaient de la musique indienne étrange qu'LLH tenait à faire écouter à ses amis. Lorsqu'il aperçoit Diamant, Soviet-Sig lui lançe une chaise, brisant du même coup la fenêtre. Diamant, en s'enfuyant, n'a que le temps d'apercevoir que THE LLH et Karlito se sont jetées sur soviet-sig pour le frapper...
Notre corbeau, le beau Diamant fit demi-tour s'interposant entre les larons guillerets, il picote la joue de Soviet-Sig et lui murmure :
"- Va, pour cette fois, je te pardonne, la peur te rend t'elle si redoutable ?"
La peur est à l'origine de bien des comportements agressifs.
"- Reprends ton vol et merci de ne pas m'en vouloir", répond soviet-sig après avoir repris ses esprits.
Diamant s'envole dans un battement d'ailes vers le pays du poète aux cheveux blancs.
"- C'est que personne ne met de commentaires à mes dessins et que je déteste la nature", ajouta Soviet-Sig.
The llh, qui s'était calmée, demanda à l'oiseau de s'enfuir avant que quelque chose ne lui arrive. Tous trois étaient à peine étonnés d'entendre parler un oiseau.
Le corbeau s'enfuit et reprit sa quête. Mais bientôt, le ciel se voila et, d'un coup, le tonnerre retentit.
Diamant allait devoir se mettre à l'abri...
il repensa à Jacky, le premier qui l'avait accueilli et à ses copines, mignonnes et gentilles. Son GPS lui fit remarquer qu'il n'était pas si loin et que après tout....Il y a avait aussi le poète aux cheveux blancs...que disait le GPS il indiquait une ferme en Ardèche...Ah, que choisir, il avisa un grand cèdre du liban très touffu. Bien sûr par temps d'orage ....
Oh que la situation était difficile, il se posa sur une branche avec un "cohaa" hésitant, un jaccassement un peu agressif lui répondit. ça c'était une pie, sa pie "léontine" alors il n'était pas si perdu que cela, le GPS avait encore déconné comme à son habitude, il craignait l' "électricité dans l'air". Donc il allait peut-être retrouver Jacky , il avait tant de choses à lui raconter....
Il était si heureux qu'il se mit à sautiller d'une patte sur l'autre en chantant "Léontine, c'est ma cousine, si tu la vois, ramène la moi "
Tous les oiseaux s'esclaffèrent, en se tapant le ventre de leurs ailes, en se picotant l'un l'autre "lol ! lol"
Et bien sûr, l'orage éclata !...
Des éclairs bleus, verts, or sillonnaient le ciel noir, une averse violente cinglait la terre à tout rompre... Diamant incita tous les blogueurs à se réfugier dans une grotte...
Tous abrités dans une grotte interminable et poussiéreuse, ils allumèrent un grand feu avec des vieilles branches, qui crépitèrent et remplirent l’air d’une délicieuse tiédeur. Tassés autour du feu, certains d’entre eux s’endormirent tout de suite – la châleur du feu les enveloppait et leur donnait une sensation de douceur et de protection, d’autres, comme Diamant, restaient éveillés, en songeant à l’avenir, à ce qui allait se passer…parce que sa mission n’était pas encore accomplie…
Sa mission, en effet était loin d'être accomplie ! Mais quelle était-elle ? En cette période de Nöel il avait un souhait : faire le bonheur autour de lui, rendre tous les enfants du monde heureux ; il voulait les voir s'émerveiller devant ce magnifique sapin étincelant qu'il allait allumer pour eux de mille feux d'un coup de son aile magique. Il se souvenait avec envie de ce conte de Nöel que Clément Moore avait écrit pour eux à l'époque....
"- STOP!", se dit-il en s'ébrouant...
"- Au travail ! Je dois trouver pour chacun d'eux un cadeaux merveilleux qui illuminera ses jeux jusqu'au prochain Noël...
(Note de Lisette) "- Aïe! nous approchons de la fin!"
Eh bien, oui il fallait trouver un cadeau pour chacun. Il y a plusieurs adresses possibles, mais elles aboutissent toutes au Père Noël, mais le Père Noël n'existe pas, nous le savons bien nous les parents.
Donc,... il faut se fier à l'aile magique de Diamant, il y a parfois des miracles, même souvent. Tous ces gestes généreux que suscitent les catastrophes. Alors envoyons un bel arc-en ciel au travers de l'espace, et les miracles se produiront.
(Re-note de Lisette) "- Je suis peut-être trop naïve... il faut bien rêver...."
Diamant a encore de la route à faire avant d'arriver à destination. Aussi pose-t-il délicatement son bec sur la joue de chacun d'entre eux avant de reprendre son envol vers le poète aux cheveux blancs...
Notre corbeau se pose enfin sur le rebord d'une fenêtre entrouverte d'une maison sans âge. Une dame, toute menue, toute ridée, assise inconfortablement sur un fauteuil râpé, balaie d'un regard opaque de vieilles photos jaunies dans le vide de cette chambre sombre à peine éclairée par une bougie. Diamant se pose délicatement sur la main fragile de la dame âgée surprise de cette visite peu ordinaire.
"- Bel oiseau noir, tu viens me chercher pour m'accompagner dans l'au-delà ? Tu es le seul à me soutenir pour le grand voyage d'où l'on ne revient jamais. Aucune visite depuis des années, oublié de tous. Le monde est bien personnel, égoïste, la vieillesse n'interesse plus. Merci d'être là."
"- Ce n'est pas encore votre heure, c'est bientôt noël et j'ai un cadeau pour vous."
"- un cadeau ? Mais je n'ai plus besoin de rien à présent."
Diamant fait un grand cercle autour de la vieille dame , à cet instant le fauteuil s'élève du sol en tournoyant et se pulvérise en pluie d'étoiles . La vieille dame se transforme en jolie jeune femme pleine de vitalité.
Seule et interrogative, elle tient dans sa main une toile peinte à L'huile représentant un bel oiseau noir aux yeux émeraude posé sur un arc-en-ciel rose et vert, elle se penche intriguée par une signature minuscule à droite du tableau où est inscrit :
" En souvenir de l'histoire des overs-blogueurs, Diamant."
FIN


